L'Ecologie et la Solidarité en actes

Ghyslaine DEGRAVE milite depuis plus de 20 ans à la transformation de notre société où la nature, la biodiversité et l’humain sont les enjeux principaux. Chacun, dont le plus défavorisé, doit pouvoir vivre dans un environnement sain et agréable et dans un logement de qualité, pouvoir accéder à l’éducation et aux loisirs, se soigner, se déplacer, se former tout au long de la vie et bénéficier d’un travail épanouissant. Cela nécessite le respect de notre planète et de ses ressources naturelles, de vivre autrement, de produire et de consommer différemment...


Affichage des articles dont le libellé est économie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est économie. Afficher tous les articles

31 mai 2013

Consommer mieux,obsolescence programmée


Chaque chose a une fin, et c'est sur ce constat que joue notre société. Elle accélère le phénomène pour nos équipements et le consommateur y contribue également. Il se précipite sur le dernier gadget technologique,
ou se bat dans les magasins de prêt à porter pour être toujours à la pointe des nouveautés. Mais cette envie qui habite les consommateurs est stratégiquement entretenue au rythme des publicités, des progrès technologiques incessants et bien sur l'obsolescence programmée de nos produits.

Le sénat a discuté le 23 avril une proposition de loi sur l'obsolescence programmée : la planification par les industriels de la mort d'un objet, incitant les consommateurs à en acheter un nouveau au goût du jour. 
Le texte déposé par Europe écologie – Les verts le 13 mars dernier vise à augmenter la durée de vie des produits grâce à l'augmentation de la durée légale de 2 à 5 ans d'ici 2016.
Etant donné que la plupart des produits sont déjà fiables environs 5 ans, les fabricants ne devraient pas être pénalisés, en revanche, l'allongement de la durée de garantie et la mise à disposition des pièces détachées pendant 10 ans pourront faire la différence et limiteront le rachat systématique d'appareils neufs.

Les Télés nous lâchent, les imprimantes, les électroménagers, jusqu'à quand les industriels vont raccourcir de manière volontaire la vie des produits que nous achetons ? L'obsolescence programmée est bien réelle et cherche à garantir une consommation sans limite. 

7 mars 2013

Sauver les abeilles


Du 19 au 26 février 2013 s’est tenu le 30ème festival du film de l’environnement à Paris.
Je me suis rendue à plusieurs reprises à ce festival en tant que représentante du conseil régional. C’est toujours un grand plaisir de voir l’ensemble des thématiques  de l’environnement traitées sous différente forme.

30 années d’éco-citoyenneté, organisées par le ministère de l’environnement, puis par l’Agence Régionale de l’Environnement et des Nouvelles Energies en 1992 et depuis 2001 par le conseil régional.
Les thématiques liées à l’homme se sont développées : santé, habitat, emploi, solidarité, lutte contre la pauvreté, relations Nord-Sud  et  sont devenues indissociables  des sujets liés à la nature. Cette année, ce sont 123 œuvres qui ont été projetées lors de ce festival avec des prix qui ont été décernés par un jury officiel. Des débats complètent ces films.

A noter le film «  Des abeilles et des hommes », qui vient de sortir dans les salles de cinéma, et qui relate la disparition des abeilles et les répercussions sur la chaîne de la biodiversité et sur la production des fruits et de certains légumes. On voit une fois de plus la bêtise humaine où l’abeille est devenue un commerce. Les ruches sont transportées en camion à travers les Etats ou bien envoyées par la poste dans des boîtes, les fleurs absentes dans les zones urbaines sont rapatriées jusqu’à 2 000 km. Le rendement et le chiffre d’affaire prédominent. Les propriétaires amassent beaucoup d’argent pendant qu’un grand nombre d’abeilles meurent.

Ce film peut être un bon outil de prise de conscience du danger de la perte de ces insectes auprès des enfants et des adultes. Il peut inciter à des actions simples pour empêcher la disparition des abeilles, comme la création de nouvelles ruches, la protection de l’environnement, la lutte contre les  parasites humaines et autres responsables de leur disparition. Une incitation aux apiculteurs à  produire un miel de qualité et à mieux vendre les produits de la ruche, à protéger les abeilles est nécessaire par les pouvoirs publics.

25 novembre 2012

Un grand Paris de l'Egalité

Lors des séances des 23 et 24 novembre 2012 du conseil régional,  les élus Europe Ecologie Les Verts ont fait voter ce voeu par l'assemblée régionale

En conséquence, la Région s’engage à :

- demander que l’Acte III de la décentralisation renforce le rôle des régions dans l’organisation de la démocratie territoriale

- demander le renforcement des compétences régionales en matière de développement économique, d’aménagement du territoire, de transports publics et de formation, et le maintien de la clause générale de compétence.

- demander la création de nouveaux leviers fiscaux permettant de garantir une véritable autonomie fiscale et d’assumer pleinement la réalisation des politiques régionales dans les territoires

- demander une meilleure répartition des richesses entre les collectivités franciliennes, communes et départements, à travers l'amplification des mécanismes de péréquation en faveur des territoires les plus fragiles

24 novembre 2012

Vers la transition énergétique

Depuis plus de 10 ans, la Région Île-de-France s’est engagée dans une politique visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Hélène Gassin, Vice-présidente en charge de l’environnement et conseillère régionale Europe Ecologie Les Verts, a présenté les nouvelles orientations de la politique régionale énergie-climat lors des séances plénières du conseil régional de novembre 2012. 

La Vice-présidente en charge de l’Environnement et de l’énergie, notre élue Hélène Gassin a présenté cette nouvelle politique. Pour elle, « La transition n’est pas une fantaisie, une mode, mais un triple impératif :  environnemental, économique et social. Elle rappelle l’accent mis sur la lutte contre la précarité énergétique par l’aide à  l’investissement pour les ménages en situation de précarité énergétique. Elle souligne une innovation importante : la création d’un dispositif d’éco-compagnons adossé aux emplois tremplins. 

Trois grandes priorités sont affirmées : lutter contre la précarité énergétique en agissant sur la prévention et en recherchant la correction des inégalités sociales et territoriales, réduire la consommation énergétique des bâtiments, développer les énergies locales, renouvelables et de récupération. Pour rappel, l’Île-de-France se caractérise par une très grande dépendance aux énergies non renouvelables et externes : 94% de l’énergie finale consommée provient d’énergies fossiles et fissiles, et 51% plus particulièrement du pétrole, du fait de l’importance des transports dans la région. Quant à l’habitat francilien, il dépend essentiellement du gaz naturel (43%) et de l’électricité (28%) pour le chauffage.

26 septembre 2012

NON au traité budgétaire européen

extraits de l'article de 20 Minutes, le 25 septembre 2012 , interview d'Eva JOLY
Les écologistes contre-attaquent. 
Alors que la polémique enfle sur le rejet du traité budgétaire européen par EELV et le maintien des ministres écologistes au gouvernement, Eva Joly est montée au créneau ce mardi sur RTL mardi matin pour défendre son parti et attaquer, au passage, Daniel Cohn-Bendit. 
«Ce n'est pas parce que Cécile Duflot a une muselière que les écologistes sont en laisse», a-t-elle lancé, alors que la ministre du Logement a refusé lundi soir de donner son avis sur le traité budgétaire européen.
«C’est un très mauvais traité qui va créer l’austérité et la récession, tout le monde le sait», a-t-elle commencé. «Des européens convaincus le disent», a-t-elle assuré. L’ex-candidate à la présidentielle a rappelé que François Hollande était contre ce traité durant la campagne présidentielle et qu’il avait promis de le renégocier. Or, ce n’est pas le cas, c’est «un tour de passe-passe», dit-elle, «c’est le traité Merkozy» et François Hollande «embellit» la situation.

«Le déferlement contre les Verts, c’est du jamais vu» ....

Eva Joly elle appelle les écologistes à voter ce texte. «Nous soutenons le gouvernement, ce traité ne fait pas partie de notre pacte» de gouvernement, a-t-elle tenté d’expliquer. 
Même si le budget amène à créer 300.000 chômeurs de plus, lui a demandé Jean-Michel Aphatie ? 
«Je soutiens le gouvernement car ce qui est important aujourd’hui, c’est la transition écologique et François Hollande a promis la transition écologique.» 
Ne pas voter le budget, «c’est la ligne rouge», a-t-elle insisté…
Et de lâcher: «Le déferlement contre les Verts, l’appel à la démission des ministres à la une du monde, c’est du jamais vu.»

LES ECOLOGISTES DISENT NON AU PACTE BUDGETAIRE EUROPEEN

L'Europe ne se fera pas en un jour, mais certaines réformes, sur lesquelles une majorité européenne peut être trouvée, peuvent intervenir rapidement et positivement en réponse à la crise actuelle. Pour les écologistes, qui n'ont pas varié sur ce point depuis l'adoption du texte, le TSCG(traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l'Union économique et monétaire) est, comme seule réponse, un traité inadapté et facteur potentiel d'aggravation des troubles.

L'Europe telle qu'elle est menace de tuer l'idée européenne elle-même
Ce n'est pas seulement un ensemble d'institutions qui est fragilisé, mais le coeur même de la construction européenne, ce désir commun des peuples européens à parfaire leur union, qui est touché.
Les écologistes, militants historiques d'une Europe politique, fédérale et démocratique, au service de ses citoyens et de l'idéal universel de coopération et de solidarité entre les peuples, ne peuvent être qu'inquiets de cette plus grande fragilité de l'idée européenne.
Les écologistes ne doivent pas cesser d'expliquer, dans le débat français comme dans le débat européen, que la crise, désormais systémique, n'est pas seulement une crise de la dépense, a fortiori publique, mais une crise des recettes – amoindries par des choix fiscaux qui ont aggravé les inégalités – et une crise des ressources – et en premier lieu des ressources énergétiques, dont les coûts ne cesseront d'augmenter à mesure de l'épuisement de leurs stocks, fragilisant encore un peu plus le modèle économique productiviste que les dirigeants européens persistent à vouloir sauver.