L'Ecologie et la Solidarité en actes

Ghyslaine DEGRAVE milite depuis plus de 20 ans à la transformation de notre société où la nature, la biodiversité et l’humain sont les enjeux principaux. Chacun, dont le plus défavorisé, doit pouvoir vivre dans un environnement sain et agréable et dans un logement de qualité, pouvoir accéder à l’éducation et aux loisirs, se soigner, se déplacer, se former tout au long de la vie et bénéficier d’un travail épanouissant. Cela nécessite le respect de notre planète et de ses ressources naturelles, de vivre autrement, de produire et de consommer différemment...


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2 juin 2013

Ce que nous mangeons, toujours peu de lisibilité !


On a beau lire les étiquettes, certains de nos aliments préférés sont composés d'ingrédients que nous n'oserions imaginer ! Vessie de poisson, cheveux, glandes de castor... C'est le journal britanique The Guardian, qui a révélé les « dix ingrédients » qui se cachent dans nos aliments. Aujourd'hui c'est Terra Eco qui passe l'alimentation Française à la loupe.Gourmands et estomacs sensibles s'abstenir !
 ( source Agir pour la planète, le  29 mai 2013)

Un gâteau au goudron

 Vous préparez un joli gâteau au chocolat pour le goûter mais vous le trouvez tristounet ? Les vermicelles arc en ciel de Vahiné viennent colorer votre gâteau de rose, bleu, vert... ! Mais pas seulement ! Votre gâteau est agrémenté au goudron de houille, dont est issu un colorant de synthèse jaune (tartazine E102).
Ce colorant est susceptible de provoquer des troubles de l'attention et de l'hyperactivité chez les enfants, certainement la raison pour laquelle l'Union Européenne oblige les fabricants à inscrire un message préventif sur les emballages. Il présente également des risques d'allergie. Méfiez vous de certaines boissons gazeuses à l'orange et les enrobages des sucreries où la tartazine est aussi présente...

7 mars 2013

Sauver les abeilles


Du 19 au 26 février 2013 s’est tenu le 30ème festival du film de l’environnement à Paris.
Je me suis rendue à plusieurs reprises à ce festival en tant que représentante du conseil régional. C’est toujours un grand plaisir de voir l’ensemble des thématiques  de l’environnement traitées sous différente forme.

30 années d’éco-citoyenneté, organisées par le ministère de l’environnement, puis par l’Agence Régionale de l’Environnement et des Nouvelles Energies en 1992 et depuis 2001 par le conseil régional.
Les thématiques liées à l’homme se sont développées : santé, habitat, emploi, solidarité, lutte contre la pauvreté, relations Nord-Sud  et  sont devenues indissociables  des sujets liés à la nature. Cette année, ce sont 123 œuvres qui ont été projetées lors de ce festival avec des prix qui ont été décernés par un jury officiel. Des débats complètent ces films.

A noter le film «  Des abeilles et des hommes », qui vient de sortir dans les salles de cinéma, et qui relate la disparition des abeilles et les répercussions sur la chaîne de la biodiversité et sur la production des fruits et de certains légumes. On voit une fois de plus la bêtise humaine où l’abeille est devenue un commerce. Les ruches sont transportées en camion à travers les Etats ou bien envoyées par la poste dans des boîtes, les fleurs absentes dans les zones urbaines sont rapatriées jusqu’à 2 000 km. Le rendement et le chiffre d’affaire prédominent. Les propriétaires amassent beaucoup d’argent pendant qu’un grand nombre d’abeilles meurent.

Ce film peut être un bon outil de prise de conscience du danger de la perte de ces insectes auprès des enfants et des adultes. Il peut inciter à des actions simples pour empêcher la disparition des abeilles, comme la création de nouvelles ruches, la protection de l’environnement, la lutte contre les  parasites humaines et autres responsables de leur disparition. Une incitation aux apiculteurs à  produire un miel de qualité et à mieux vendre les produits de la ruche, à protéger les abeilles est nécessaire par les pouvoirs publics.

12 février 2013

Un budget européen en récession = baisse de l'aide alimentaire

Dans la logique du traité budgétaire européen, les chefs d’État ou de gouvernement de l’Union européenne, réunis à Bruxelles les 7 et 8 février, ont fini par trouver un mauvais accord sur le budget européen 2014-2020. Pour la première fois dans l’histoire, le budget pluriannuel diminue. Alors qu’il atteignait péniblement 993,6 milliards d’euros pour la période 2007-2013, pour les sept prochaines années il sera plafonné à 960 milliards, soit un recul de 3,4%.
Plus grave, les crédits de paiement passent de 942,8 à 908,4 milliards d’euros, soit 0,95% du RNB de l’Union européenne. Ainsi, les crédits alloués à la cohésion économique, sociale et territoriale diminuent de 354,8 à 325 milliards et ceux de la croissance durable et ressources naturelles (agriculture) de 420,7 à 373 milliards. Si le montant du budget pluriannuel accuse un retard par rapport à la période 2007-2013, c’est encore plus criant comparé à la proposition de la Commission de 1.047,5 milliards et même à celle du Président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, de 972 milliards. Les États membres exigeant des coupes sévères, Royaume-Uni en tête, mais aussi l’Allemagne, les pays nordiques et les Pays-Bas ont obtenu gain de cause. Désormais, c’est l’austérité à tous les étages, au niveau de l’Union européenne et des Etats membres. L’accord conclu traduit la politique du chacun pour soi qui sévit actuellement et dont l’Europe fait les frais.

11 février 2013

Un nouveau scandale alimentaire

Un cheval abattu en Roumanie devient lasagnes de bœuf luxembourgeoises sur les tables congelées de France, Grande-Bretagne et Bénélux, après avoir transité virtuellement au pays du cassoulet en passant par Chypre  et les Pays-Bas.
L’agroalimentaire mondialisé nous réserve de bien mauvaises surprises ! Le marché mondial ne recherche que le profit. Les sous-traitants seraient incapables d’identifier la nature d’un produit… De qui se moque-t-on ?
Les scandales alimentaires s’amplifient au rythme de l’industrialisation agroalimentaire dopée par la mondialisation libérale. Le produit agricole n’est plus qu’un support abstrait. Les éleveurs sont acculés, les abattoirs de proximité ferment. Le productivisme agricole, la financiarisation des matières premières et de la transformation nous mènent droit dans le mur.
Il revient au gouvernement et à la justice de faire la lumière sur cette affaire, avec toute la transparence voulue, mais aussi d’en tirer les conséquences politiques qui s’imposent.La sécurité alimentaire et la traçabilité des produits sont une priorité de santé publique.
Les écologistes demandent  aux Ministres de l’agriculture et de l’agroalimentaire de favoriser le développement d’une agriculture paysanne et biologique, afin de permettre la relocalisation des productions et de la transformation dans la prochaine loi d’avenir agricole, programmée pour fin 2013.

9 novembre 2012

Mal bouffe, OGM : DANGER

Les animaux d'élevage français gavés de soja OGM importé
par Chloé Hecketsweiler - publié le 09/11/2012 http://lexpansion.lexpress.fr

Presque la moitié des protéines consommées par les élevages français viennent d'Amérique du Sud. Problème : il s'agit pour l'essentiel de soja transgénique, et son cours a plus que doublé cette année.
Attention, danger ! "Nous sommes sur un baril de poudre !" s'inquiètent la plupart des experts agricoles français. La France importe quasiment la moitié des protéines végétales consommées par ses animaux. Problème : le soja, qui représente l'essentiel de ces importations, a vu son cours doubler ces derniers mois, à plus de 500 dollars la tonne. Tout aussi inquiétant : les agriculteurs ne peuvent plus se passer des OGM, puisque la quasi-totalité des importations vient du Brésil et d'Argentine, où le soja génétiquement modifié est la norme.

Dépendance étrangère 50%
Comme le souligne Christian Huyghe, directeur scientifique adjoint à l'Institut national de la recherche agronomique, "aujourd'hui, les agriculteurs prennent conscience que le système les expose beaucoup à la volatilité des prix, et que leur autonomie est toute relative". Comment en est-on arrivé là ? La France peut-elle reconquérir son indépendance ? Quel serait le prix à payer par les éleveurs et les consommateurs ? Décryptage.
Une alimentation conçue pour doper les rendements
A l'origine, il y a la quête sans fin de rendements plus élevés : des poulets prêts à consommer en cinquante jours au lieu de cent cinquante dans les années 50, des vaches qui produisent 8 000 litres de lait par an au lieu de 2 000, des poules qui pondent 250 oeufs par an contre 130 dans les années 20... En un demi-siècle, les animaux de la ferme n'ont cessé de battre des records. Au coeur de cette évolution, les progrès de la génétique, bien sûr, mais aussi une alimentation calibrée, comme celle des athlètes de haut niveau, et dopée en protéines. Pour atteindre les meilleurs rendements, on fait consommer aux boeufs, en plus des céréales et du fourrage, 5 à 15 % de tourteaux, ces résidus solides riches en protéines obtenus après l'extraction de l'huile contenues dans les graines de soja, de tournesol ou de colza. Dans les systèmes intensifs de l'ouest de la France, ce taux atteint 25 % pour les vaches laitières.

11 octobre 2012

Vers des cantines sans OGM et des hôpitaux sans phtalates

Le rapport cadre Santé a été approuvé par le Conseil régional le 27 Septembre 2012. Mené par la Vice-présidente écologiste Laure Lechatellier, ce rapport inscrit dans les démarches du Conseil régional avec  le développement de la prévention plutôt qu’une approche orientée toute offre de soin.
Les amendements apportés par Europe Ecologie Les Verts et approuvés par les Conseillers régionaux s’attaquent directement à deux chantiers majeurs : les OGM et les phtalates. D'ores et déjà, les éluEs ont voulu montrer l’exemple et prendre des mesures concrètes. "En milieu hospitalier, la Région sera attentive à prioriser, pour les aides à l'investissement, les établissements qui s'engagent à ne plus utiliser de phtalates dans leurs dispositifs médicaux », détaille ainsi Christian Vélot, nouveau conseiller régional EELV (78), qui a présenté les amendements au nom du groupe.
Par ailleurs, la Région Ile-de-France va favoriser les produits étiquetés "sans OGM" dans les cantines des 471 lycées franciliens. Une politique déjà actée pour les produits végétaux depuis plusieurs années et que nous allons mettre en place pour le produits animaux. Le CERVIA va être mandaté pour évaluer les élevages franciliens en fonction du label "nourri sans OGM" mis en place cet été par le Haut Conseil des Biotechnologies"
Il s’agit là d’un réel changement de paradigme : tout en étant attentif à l’offre de soin, nous allons désormais développer les missions de prévention et d’information.

22 septembre 2012

Réutiliser ses déchets

Dans le cadre de la mobilisation et de la préparation de la semaine européenne de la réduction des déchets, la région a organisé la 3ème édition francilienne   le 21 septembre, où de nombreux représentants de collectivités territoriales et d'associations étaient présents.
Membre de nombreuses commissions de suivi des plans régionaux de prévention et de gestion des déchets, j'ai assisté à ce regroupement.

De nombreux retours d'expériences ont été  partagés ente les participants.
L'après-midi, des ateliers pratiques sur les thématiques du gaspillage alimentaire, du réemploi, du compostage, de l'éco-consommation ont permis à chacun de mieux gérer les déchets : cuisine de restes de repas, atelier jardins extraordinaires avec du matériel récupéré, fabrication de lombri-composteurs, fabrication de produits d'entretien écologiques, projet d'animation pédagogique...

La campagne de communication régionale pour la semaine européenne de la réduction des déchets a été présentée  lors de  cette journée.  La semaine européenne  aura lieu du 17 au 25 novembre 2012.

17 juin 2012

Rio +20 : une avancée mondiale ?


Cette semaine, la ville de Rio de Janeiro va devenir une scène mondiale avec

la Conférence des Nations Unies pour le développement durable Rio+20.

C’est une étape importante au niveau mondial par laquelle les pays  peuvent 

montrer comment ils prévoient de démontrer que nous pouvons accélérer les 

progrès, si nous changeons la façon dont nous cultivons. Nous avons besoin 

d’un autre type de croissance, une croissance plus verte et plus inclusive.

Nous pensons que nous devrions être en mesure de valoriser les ressources 

naturelles différemment au sein de notre modèle économique. 


Notre modèle économique actuel est extrêmement inefficace dans la façon 

d'utiliser les ressources. 

Nous avons parlé de ce sujet pendant  plus de 20 ans, et maintenant que 
l'ONU a approuvé le système de comptabilité économique et 
environnementale, nous avons une base solide pour aller de l'avant. 

Nous espérons une avancée significative  et collective des pays pour le développement durable de  notre planète et la préservation du vivant.

Les préparatifs de Rio+20 ont mis en évidence sept domaines qui ont besoin d’une attention prioritaire. Il s’agit des emplois décents, de l’énergie, des villes durables, de la sécurité alimentaire et  l’agriculture durable, de l’eau, des océans et  de la préparation aux catastrophes.

10 avril 2012

Fin 2012, quelle restauration municipale à Vigneux

La ville de Vigneux est membre d’un syndicat intercommunal de restauration municipale. 
En 2012, il serait  nécessaire de renouveler le contrat. A ce jour, la bonne alimentation concernant les repas n’est pas contestée.
Hors  la majorité municipale de la ville souhaite déléguer ce service et  confier le marché à une société privée. Elle vient de lancer un appel d’offres pour un prestataire.
Par ailleurs, il  est urgent d’appliquer la législation sur la qualité nutritionnelle des repas servis dans la restauration scolaire avec l’intégration de produits bio et de proximité. Il reste plus simple pour la ville d’en avoir la maîtrise complète, puisqu’elle est administratrice de ce syndicat.
Que pourra faire la ville avec un groupe privé ? Gestion publique ou gestion privée ?